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philippbaumann

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diplômé de l’école nationale supérieure des beaux-arts de paris, philippe baumann aime à raconter qu’il se réveille un jour d’une sieste, le bras « imprimé » de la page de libération sur laquelle il s’était endormi. s’ensuivront des années de travail quotidien sur le prélèvement de l’encre des pages du journal par du scotch, pour recomposer des images de fragments scotchés et brillants, ou scratchés et mats laissant apparaître la réserve blanche des éléments arrachés.

polarisé par toutes les techniques d’impression, il mixe ensuite ses propres éléments réimprimés avec de nouveaux gestes scotchés, recréant des pièces uniques sur une même base de départ, ou s’essayant à des impressions à la colle ou à la peinture à l’huile sur papier cellophane.

le papier, tous les papiers, parfois même improbables, lui servent de supports, et il s’insurge qu’on veuille sacraliser ce matériau et le considérer comme une matière noble. pour philippe baumann le papier vit, jaunit, se tâche, se déchire aussi, et cela contribue à sa beauté et son mystère. dans l’exposition, seront ainsi accrochés, à côté d’œuvres encadrées, des papiers à scotcher ou même à découper.

son travail a notamment été présenté à l'occasion de l'exposition les scotché.e.s de p.b.