Brooke DiDonato, Blending In, 2016, Arch

brooke didonato, blending in, 2016, archival pigment print, 60,96 x 91,44 cm, édition de 5 + 1EA.

 flowers are such an ubiquitous prop, but I found that if I created unusual environments for them to occupy,
their meaning changed each time. So the series is an attempt to create uncanniness in the everyday, 
and explore how context changes our connotations of these objects. …

                                                               
brooke didonato

 

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le nouvel évènement by quand les fleurs nous sauvent invite à pénétrer “le jardin secret de brooke didonato" en poussant la porte de la galerie comme on pousserait celle d'un appartement.


au sein de cet espace ainsi transformé, les oeuvres de brooke didonato tout comme le mobilier et les objets qui l'accompagnent seront présentés à la vente.


les photographies de l'artiste américaine ré-inventent un ohio suburbain dans lequel elle a grandi. au sein d'espaces intérieurs aux couleurs pastels, elle met le corps en scène - le sien la plupart du temps ou celui de proches parfois. l'artiste incorpore l'étrangeté au quotidien dans des constructions qui interrogent, dérangent et où rien n'est laissé au hasard. rattachée à la “stage photography”, et admirative d’une de ses icônes - gregory crewdson - brooke didonato compose des images extrêmement rigoureuses et réfléchies, où elle se plaît à manipuler les couleurs dans une recherche constante de distorsion de la réalité, “everything is sort of familiar, and it’s almost a distortion of the familiar”.


dans cette exploration de la sphère intime, les fleurs tiennent une place prépondérante et structurent une grande partie de son travail, où on les retrouve photographiées sous toutes leurs formes : séchées, de cire, mais aussi motifs de papier peint ou textile d’un sofa. ce qui intéresse l'artiste dans l’usage de ses fleurs (qu’elle reconnaît comme “far from innovative”), c’est en fait leur “ambigüité” et leur potentiel à troubler le sens de l’image : “they can signify a time of mourning in one context, or a time of love and celebration in another”.


pour appréhender la profondeur des recherches de brooke didonato, seront aussi présentées ses expérimentations photographiques réalisées avec le “paper engineer” américain matthew shlian qui confèrent à ses images une dimension sculpturale.


à l'occasion de l'exposition “le jardin secret de brooke didonato by quand les fleurs nous sauvent", les oeuvres de l'artiste seront mises en scène avec la volonté de reconstituer un appartement en écho à ceux qui servent d'écrin à ses créations. ce cadre "à vivre", pensé en collaboration avec caroline de marco, antiquaire spécialisée dans le xxe siècle, offrira au visiteur une expérience plus intime de l'espace-temps que définit brooke didonato. en outre, la galerie accueillera chaque soir, dès la fermeture, deux personnes désireuses d’y passer la nuit. elles investiront le salon sur rue du rez-de chaussée, avant de s’endormir dans la chambre au premier étage, expérimentant ainsi l’étrangeté (“the uncanniness") chère à l’artiste.


ce nouvel opus est l'occasion pour muriel fagnoni et julia gai de poursuivre leur dialogue entre les époques, dans une mise en scène totale où les oeuvres accrochées et l'espace d'exposition vibrent à l'unisson. déjà présenté lors de deux précédents group-shows de quand les fleurs nous sauvent, l'univers photographique de brooke didonato occupe ici tous les murs, résonnant tout particulièrement avec l'époque. dans un étrange effet miroir, ses photographies nous mettent face notre propre façon d'habiter nos espaces intérieurs.

 

les visites se dérouleront dans le total respect des mesures sanitaires en vigueur à la date de l’ouverture, et quoiqu’il en soit, masque et gel hydro-alcoolique seront obligatoires à l’entrée.

vues de l'exposition: