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P.B., Fle 1, impressions à la colle et scotch sur papier - P.B., Fle 2, acrylique et scotch sur papier - P.B., Fle 3, acrylique et scotch sur papier - P.B., Fle 4, collages et scotch sur papier - P.B., Fle 5, impression à l'huile sur papier`

pendant 6 jours, du 11 au 16 mai 2021, quand les fleurs nous sauvent propose une expérience inédite à la galerie 5 rue jacques callot, paris VI : chacun pourra en effet composer son propre « bouquet d’art ».

l'artiste P.B. a réalisé pour l’occasion des dizaines de fleurs, dans des techniques mixtes associant son medium de prédilection - le scotch - à du collage, du dessin, et de la peinture à l’huile ou acrylique. Sur plusieurs murs, sera ainsi exposée cette flore artistique, qu’à l’instar d’une visite chez un fleuriste, chacun pourra recomposer selon ses goûts en un bouquet arty, à garder pour soi ou à offrir à l’occasion toute proche de la fête des mères.

les fleurs seront vendues à l’unité, aux prix de 150€, 250€ ou 350€, et seront assemblées par les curatrices, muriel fagnoni et julia gai, selon un protocole défini par l’artiste, sur un support papier préalablement signé par ses soins.

la création de ce « comptoir à bouquets » est aussi l’occasion d’exposer d’autres travaux récents comme des oeuvres plus anciennes de cet artiste à la technique si particulière.

P.B., diplômé de l’école nationale supérieure des beaux-arts de paris aime à raconter qu’il se réveille un jour d’une sieste, le bras « imprimé » de la page de libération sur laquelle il s’était endormi. s’ensuivront des années de travail quotidien sur le prélèvement de l’encre des pages du journal par du scotch, pour recomposer des images de fragments scotchés et brillants, ou scratchés et mats laissant apparaître la réserve blanche des éléments arrachés.

polarisé par toutes les techniques d’impression, il mixe ensuite ses propres éléments réimprimés avec de nouveaux gestes scotchés, recréant des pièces uniques sur une même base de départ, ou s’essayant à des impressions à la colle ou à la peinture à l’huile sur papier cellophane.

le papier, tous les papiers, parfois même improbables, lui servent de supports, et il s’insurge qu’on veuille sacraliser ce matériau et le considérer comme une matière noble. pour P.B. le papier vit, jaunit, se tâche, se déchire aussi, et cela contribue à sa beauté et son mystère. dans l’exposition, seront ainsi accrochés, à côté d’œuvres encadrées, des papiers à scotcher ou même à découper.

enfin, dans ce rapport intime et quotidien à la presse, l’artiste accorde évidemment aux mots une place de choix dans ses œuvres, et écrit pour tenter de donner à percevoir sa démarche ces quelques lignes :

le jour était papier

la nuit était encre

mon bras tatoué de l’encre de LIBÉRATION

un chemin d’impressions du

scotché du

quotidien

ce lien mot /image imparfait et présent

c’émoi

 

les visites se dérouleront dans le total respect des mesures sanitaires en vigueur à la date de l’ouverture, et quoiqu’il en soit, masque et gel hydro-alcoolique seront obligatoires à l’entrée.